PROJETS
Château de Coulon

Cher (18)
Graçay
Château de Coulon
Restauration des charpentes et des planchers / Restauration des structures maçonnées
Protection : Classement MH (1994)
Montant des travaux : 438 000,00 € H.T.
Mission exercée : Mission complète de maîtrise d’œuvre
Maitrise d’ouvrage : Privée
Maitrise d’œuvre : Judicaël de la Soudière-Niault (Nasca)
Livraison et phase en cours : DET-VISA en cours (Phase 1 – livraison février 2026)
Le château de Coulon se compose d’un corps de logis principal dont la façade est flanquée de deux pavillons au nord et au sud. Un moulin, avec l’habitation du meunier, un colombier et une métairie complètent l’ensemble architectural. Ce manoir primitif a été reconstruit, tel qu’il se présente aujourd’hui, au tournant de la fin du XVIe s. et du début du XVIIe s., vers 1595-1610, et marque la transition d’un style architectural qui se développe entre la fin de la seconde Renaissance et l’émergence progressive du style classique « à la française ». Le château et le colombier sont classés au titre des Monuments Historiques par arrêté du 30 septembre 1994. Le moulin ainsi que les façades et toitures du presbytère sont inscrits à l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques par arrêté du 14 janvier 1994.
Le château de Coulon comprend un rez-de-chaussée surélevé sur caves voûtées, un premier étage carré et un toit garni de lucarnes en pierre surmontées de fronton. Les façades ouest et est du château sont composées des deux niveaux de grandes baies à meneau et traverse maçonnés, en partie supprimés puis restitués dans un style néo-gothique au XIXe siècle. Judicael de la Soudière-Niault a repris en 2022 l’étude du château ; celui-ci souffre de divers problèmes structurels.
La présente opération concerne la restauration prioritaire des structures du château et se concentre sur la charpente, la voûte de la cuisine, les poutres du plancher du second étage et les divers désordres en façades. L’étude a permis de révéler que la charpente du château de Coulon présente un état d’authenticité très élevé : l’ensemble des chevrons formant ferme élevés à l’origine de la construction sont encore en place. Le projet propose dans un premier temps de restaurer la charpente, en conservant les fermes portiques ajoutées au XVIIIe s., avant d’envisager dans un second temps la restitution dans son état d’origine. Les poutres rompues de l’étage seront consolidées avec l’ajout de profilés métalliques et la voûte, aujourd’hui en surcharge, sera allégée avec le retrait du remblai moderne. Ces travaux s’accompagneront de la restauration des façades (remaillage des fissures, ancrage des maçonneries).







