PROJETS
Château des Chainées

Aisne (02)
CHEVREGNY
CHÂTEAU DES CHAÎNÉES
DIAGNOSTIC GÉNÉRAL
Protection : Inscrit MH (2021)
Mission exercée : Diagnostic
Maitrise d’ouvrage : Privée
Maitrise d’œuvre : Judicaël de la Soudière-Niault (NASCA)
Livraison et phase en cours : DIAG livré en mai 2025
Le château des Chaînées, situé à Chevregny dans l’Aisne, succède à un château classique détruit lors de la Première Guerre mondiale, durant l’offensive du printemps 1917. Bien qu’aucun acte administratif ne vienne fixer précisément la date de sa construction, des plans conservés par les propriétaires, datés entre février 1924 et avril 1927, permettent de situer les grandes étapes du chantier. Ces documents, issus principalement du cabinet de l’architecte Paul Robine, auteur du projet, témoignent d’un projet d’envergure, mené de manière rigoureuse et méthodique. Le château constitue un exemple exceptionnel de l’architecture de la Première Reconstruction dans l’Aisne. Il illustre avec force l’esprit de modernité de cette période, mêlant les infuences du style Art Déco, du mouvement Art&Crafts britannique, du néo-gothique et des codes traditionnels français. Cette hybridation s’exprime à travers la rationalisation du plan, le traitement raffiné des volumes, l’importance accordée aux matériaux locaux (brique de Dizy) et l’intégration paysagère poussée (parc à l’anglaise de 8 hectares initialement). L’architecture, dont le plan masse très géométrique est organisé autour d’un axe sud-ouest / nord-est avec un corps central et deux ailes en éventail, se distingue par une composition audacieuse et très graphique où chaque volume possède une toiture propre, rythmée par des pentes très marquées (45° à 75°), des lucarnes pendantes, des souches de cheminées élancées et des ornements métalliques soignés.
Le projet prévu vise à restaurer le clos et le couvert des parties hautes du château, à partir du niveau R+2. Ces travaux s’attachent en particulier à la réfection complète de la couverture en ardoises (avec ses éléments en zinc et plomb), au remplacement du liteaunage et à la restauration des souches de cheminées en briques. Compte tenu du caractère exceptionnellement bien conservé du niveau d’authenticité du château, le parti architectural du projet est celui de la restitution à l’identique de l’état d’origine des couvertures en ardoises (1925-1927).









