PROJETS

Hôtel de Pillet-Will, résidence de l’ambassadeur du Japon

Paris (75)

Paris 8e

Hôtel de Pillet-Will, résidence de l’ambassadeur du Japon

Restauration des façades de l’avant-corps

Montant des travaux : 528 757,86 € H.T. soit 634 509,432 € T.T.C.

Mission exercée : Mission complète

Maitrise d’ouvrage : Ambassade du Japon

Maitrise d’œuvre : NASCA

Livraison et phase en cours : Chantier livré en février 2025


’hôtel Pillet-Will, situé au 31 rue du Faubourg Saint-Honoré à Paris, est la résidence de l’ambassadeur du Japon. Construit à l’origine en 1718, il a été remplacé en 1887 par Frédéric Pillet-Will avec un nouvel ensemble de style Louis XV. Devenu propriété du Japon en 1965, le corps de logis de l’hôtel, entre cour et jardin est détruit et un nouvel édifice est créé en cœur de parcelle. L’avant-corps sur rue, partiellement inscrit au titre des Monuments Historiques en 1927, avec une protection particulière pour sa porte monumentale, est conservé. Bien que des rénovations aient été effectuées dans les années 90, les façades et les couvertures montrent des signes d’usure. Les menuiseries extérieures, datant de 1887, ont souffert d’un manque d’entretien au fil des ans.

Le projet consiste à restaurer les façades et le toit du bâtiment des communs tout en améliorant l’isolation thermique des fenêtres. La majorité des menuiseries d’origine a été conservée, avec des restaurations au rez-de-chaussée et dans les combles, où le simple vitrage a été remplacé par un verre feuilleté isolant de 6,5 m (Performance thermique : Ug= 5,7 W / (m2.K) avec un ajustement des petits bois. Les menuiseries de l’étage ont été remplacées par des modèles neufs à double vitrage, tout en respectant le dessin des menuiseries existantes. L’épaisseur du double vitrage a été soigneusement limitée (9mm – Performance thermique : Ug=1,9 à 1,1 W / (m2.K*) pour préserver l’apparence des petits bois, tout en offrant une meilleure performance thermique. Ce projet architectural se distingue par son approche innovante et environnementale qui allie conservation des menuiseries d’origine et modernité. Défendu par NASCA, il a reçu l’approbation de la DRAC et de l’UDAP, témoignant d’un consensus sur la préservation du patrimoine, tout en maintenant l’homogénéité des façades. Ce projet illustre ainsi une démarche vertueuse, qui valorise le savoir manuel du menuisier, la préservation des ouvrages anciens, tout en répondant aux défis contemporains, avec une intervention à bas carbone, faisant de lui un exemple à suivre pour de futures restaurations.